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vladimir
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   Posté le 04-04-2007 à 18:22:54   Voir le profil de vladimir (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vladimir   

Un petit texte pour entamer le débat sur la nation.

Du patriotisme.


On pense souvent qu'il existe deux manières de définir la nation. Une première conception, la conception française, s'opposerait à une seconde, la conception allemande. Lors de la seconde moitié du XIXème siècle, apogée des nationalismes, un débat a lieu entre l'allemand Theodor Mommsen et le français Fustel de Coulanges. Ces échanges ont donné naissance à deux conceptions opposées de la nation. Pour le premier, c'est la culture qui fait l'appartenance à la nation, tandis que pour le second, c'est la volonté de vivre en commun. Cette seconde moitié du XIXème siècle, c'est aussi la défaite française de 1870, la perte de l'Alsace et de la Lorraine. C'est la haine nationaliste exacerbée. Fustel de Coulanges écrivit alors à Mommsen:
" Vous croyez avoir prouvé que l'Alsace est de nationalité allemande parce que sa population est de race germanique et parce que son langage est l'allemand. Mais je m'étonne qu'un historien comme vous affecte d'ignorer que ce n'est ni la race ni la langue qui fait la nationalité.

Ce qui distingue les nations, ce n'est ni la race, ni la langue. Les hommes sentent dans leur cœur qu'ils sont un même peuple lorsqu'ils ont une communauté d'idées, d'intérêts, d'affections, de souvenirs et d'espérances. Voilà ce qui fait la patrie. Voilà pourquoi les hommes veulent marcher ensemble, ensemble travailler, ensemble combattre, vivre et mourir les uns pour les autres. La patrie, c'est ce qu'on aime. Il se peut que l'Alsace soit allemande par la race et par le langage ; mais par la nationalité et le sentiment de la patrie elle est française. Et savez-vous ce qui l'a rendue française ? Ce n'est pas Louis XIV, c'est notre Révolution de 1789. Depuis ce moment, l'Alsace a suivi toutes nos destinées, elle a vécu notre vie. Tout ce que nous pensions, elle le pensait ; tout ce que nous sentions, elle le sentait. Elle a partagé nos victoires et nos revers, notre gloire et nos fautes, toutes nos joies et toutes nos douleurs. La patrie, pour elle, c'est la France. L'étranger, pour elle, c'est l'Allemagne.
"
La pensée française garde toujours des traces de cette conception républicaine. L'Histoire nous a montré que ce n'est apparament ni la race ni la langue qui fait la nation, ne serait-ce qu'aux Etats-Unis, en Belgique ou en Suisse. Et pourtant, elle nous a aussi montré à quel point des peuples de même culture, de mêmes croyances, peuvent être soudés entre eux. Dès lors, il semble difficile de trancher entre l'une et l'autre de ces affirmations. En vérité nous verrons qu'elles ne sont pas si contradictoires.
La nation allemande se fait par la culture et la race, la nation française par une sorte de contrat social. Mais à y regarder de plus près, ces deux théories sont parfaitement idéalistes. Mommsen met l'accent sur la "race" et la culture. Eloignons le concept de race, passé de mode aujourd'hui et qui mériterait bien des attentions, mais concentrons nous sur la culture. Si Mommsen nous dit que la nation se fait par la culture, il oublie de nous préciser par quoi se fait la culture. A première vue, sa conception est la moins idéaliste puisque nous avons affaire à des données concrètes comme la langue. Mais en même temps, nous savons bien que la langue est imprégnée d'une pensée. Et nous dirons même que la culture ne peut pas s'en détacher. Dès lors, Coulanges à peut-être bien raison de dire que c'est la communauté des idées qui fait la nation. Mais n'est-ce pas en même temps la culture qui fait cette communauté des idées ? Nous voyons bien qu'il est impossible de séparer la conception de Mommsen de celle de Coulanges. Elles sont intimement liées. On ne peut pas imaginer qu'une nation puisse se bâtir sur des sermons. Ce serait une forme complète d'idéalisme. La nation a toujours besoin d'une structure. Mais la culture n'y suffit pas.
Le véritable problème se situe donc du côté de la structure. Celle que nous cherchons doit pouvoir donner naissance à la fois à la culture et à la communauté des idées, et non l'inverse. Nous devons considérer en effet que la langue et la culture en général, ainsi que la communauté des idées, font partie de la "conscience" des individus. Et comme le disait si bien Marx, " Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être, c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience ". Ce qui donne naissance à la culture, à la langue et à la communauté des idées, c'est donc l'être social. Inconsciement, c'est bien ce que fait remarquer Coulanges dans sa lettre à Mommsen lorsqu'il place la communauté "d'intérêts" à côté de la communauté des idées. Il aurait fallu simplement dire que la communauté d'intérêts précède la communauté des idées. Car des individus égaux materiellement, ont nécéssairement de mêmes intérêts. Et par là se forme ce que Marx appellait une "classe sociale". Or, ni la France, ni l'Allemagne ne formaient et ne forment une unité d'intérêts. Il a toujours éxisté un conflit entre classes sociales. Partout ou règne l'inégalité, partout ou le nouveau s'oppose à l'ancien, partout ou les mouvements contraires se rencontrent, ces conflits existent. Comment concevoir alors l'unité de la nation ? Il a toujours existé une idée de la nation, brandie par l'idéologie dominante. Ce fut l'idée de Rome, l'idée de la France éternelle, l'idée de la Grande Allemagne. Bref, ce sont les classes au pouvoir qui envoyèrent de 1914 à 1918 des paysans arriérés, des ouvriers socialistes et des hommes des colonies, mourir, apparament, pour l'idée d'une nation.
L'idée bourgeoise de la nation, est née simplement de la domination de la bourgeoisie. Et cette domination s'est particulèrement exprimée au travers de l'Etat. L'Etat, c'est le meilleur symbole de l'existence de la nation. L'Etat, c'est la structure que nous cherchions. Parce qu'il ne peut pas longtemps exister des intérêts divergents sans qu'une structure se forme pour appuyer par tous les moyens la lutte. Tantôt du côté des plus faibles, tantôt du côté des plus forts. Mais au final, l'Etat-Nation est toujours créé par ceux qui dominent. Et cet Etat, c'est lui qui contribuait à enseigner aux fils d'ouvriers et de paysans qu'ils appartenaient à la France. C'est lui qui poussait les hommes à donner leur sang, non pour une idée républicaine et juste de la nation, mais pour les intérêts de la classe dominante. Intérêts qui deviennent grâce à l'existence de l'Etat, l'intérêt "général", l'intérêt de la nation. Ce n'est donc ni la culture ni une prétendue communauté des idées qui font l'existence de la nation. Puisque l'une comme l'autre ont été créées par l'emprise de l'Etat. C'est ainsi que l'on forme des nations qui n'ont jamais existé. Par un Etat, comme Israël. C'est ainsi que la nation irakienne s'est fondée. Par l'Etat, par la force, par la violence, en oppositon au panarabisme religieux. La nation est donc périssable.
Il en résulte que l'existence de la nation est liée à l'opposition des intérêts, à ce que les marxistes appellent la lutte des classes, et donc en dernier lieu, à l'Histoire. Marx et Engels disaient donc que le prolétariat n'a pas de nation. Il n'a pas de nation parce que le prolétariat du monde entier forme une unité. Dans la misère commune, il y a un intérêt commun en contradiction avec l'intérêt de toutes les bourgeoisies. C'est cette égalité qui dépasse les nations bourgeoises. Mais c'est également la force de l'Etat bourgeois, et non la force de l'idée de nation, qui mena les travailleurs à la folie de s'entretuer, en les aliénant, en leur demandant de combattre pour les intérêts de leur bourgeoisie nationale. Mais en même temps, Marx nous enseignait que le prolétariat avait une nation. Parce que ce prolétariat a été formé par l'action du Capital, et grâce à l'Etat bourgeois. Si bien que partout ou il existe une bourgeoisie nationale, il existe un prolétariat national. Et c'est ce qui fait que les prolétaires ont une nation, dans le sang, la colère qu'engendre l'Etat. Autrement qu'une nation, mot trop attaché à la haine engendrée par les nationalismes, il s'agit d'une patrie. En voulant se libérer de la dictature de leur bourgeoisie nationale, les révolutionnaires se font patriotes.
Nous dirons donc, que c'est le mouvement entier de l'Histoire qui fait la nation, et plus encore, la patrie. Que si notre patrie est la France aujourd'hui, elle devient chaque jour le monde entier, à mesure que l'impérialisme étend les bras du capitalisme sur la planète, en brisant les barrières nationales. Rejetons les fétiches nationalistes de la bourgeoisie. N'écoutons pas ceux qui prétendent faire de nous des Français en nous imposant le drapeau national, car c'était le vrai étendard tricolore qu'arboraient les communards et le PCF d'antan. Notre patrie, ce n'est ni le passé, ni le futur, c'est le présent. C'est ce qui nous forge à l'instant. C'est pure folie que de renier sa patrie, et de ne pas vouloir mener avec elle le combat de l'Histoire.

Message édité le 04-04-2007 à 18:24:20 par vladimir


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KGB Shpion
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   Posté le 04-04-2007 à 20:52:50   Voir le profil de KGB Shpion (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à KGB Shpion   

C'est toi qui l'a écrit ?


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Faites croire aux gens qu'ils sont libres : c'est le meilleur moyen de les maintenir asservis !
vladimir
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   Posté le 04-04-2007 à 21:28:45   Voir le profil de vladimir (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vladimir   

oui


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Xuan
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   Posté le 04-04-2007 à 22:35:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

pour relier ce débat à l'actualité et remettre le drapeau rouge à la place qui lui revient :

Propos récemment tenus par Sarkozy en commentant son livre-programme « Ensemble » :
« dans nos quartiers il y a une population récemment française et [...] le nombre de cette population a créé des problèmes d'intégration qui font que le pacte républicain menace d'exploser »
Je souligne volontairement les termes de pacte républicain .
Ce prétendu pacte , signé par on ne sait qui d'ailleurs, n’est pas autre chose que l’union sacrée autour des intérêts de la bourgeoisie.
Celle-ci se sent menacée par les violences urbaines, même si elles traduisent simplement l’exaspération des masses populaires et non un élan révolutionnaire prolétarien.
Il est remarquable que Royal – qui souhaitait utiliser les violences policière à des fins électoralistes - ait vite pris la tangente, comme un ectoplasme devant une gousse d’ail, dès que Sarkozy a brandi le spectre des « fraudeurs » et des « émeutiers » .

Il faut replacer dans le même contexte la querelle de chiffonniers des candidats autour du drapeau tricolore .
Cette union sacrée reflète la volonté de l’impérialisme français de défendre ses propres intérêts contre l’émergence et la concurrence des pays pauvres, ce qui ne l’empêche pas de continuer à les piller, à en exploiter la main d’œuvre, et à convoiter leurs techniciens et ingénieurs selon la délicate expression d’ «immigration choisie» .

L’union sacrée autour du drapeau tricolore , c’est également au nom de l’intérêt supérieur de la nation , la collaboration des classes opposée aux luttes des masses populaires, et opposée à l’unité de la classe ouvrière sans considération de race, de nationalité ou de statut.
L’expression «identité nationale » est la réponse de la bourgeoisie aux luttes populaires et à la solidarité naturelle des masses envers les sans papiers.

Telle est la signification profonde de cette vague chauvine, que Sarkozy, De Villiers et Le Pen, la bouche en cœur, feignent de découvrir alors qu’elle traverse tous les partis politiques bourgeois – droite et gauche confondues - jusque et y compris le parti révisionniste et ses avatars, et cela depuis de longues années.

Ces derniers présentent frauduleusement le drapeau tricolore comme un symbole de l’unité du peuple contre l’hégémonie européenne et le capital financier.
En réalité, la « dictature supranationale européenne » est d’abord le fait de pays comme la France et ne lui est pas imposée par les plus petits pays.
Quant aux contradictions entre le capital financier, le capitalisme commercial et le capitalisme industriel, elles ne datent pas d’hier, pas plus que la domination inévitable du capital financier sur les deux autres. Dans quel combat d’arrière garde les révisionnistes veulent-ils entraîner les masses et au profit de qui ?
On voit mal quels intérêts communs pourraient justifier l’unité entre la classe ouvrière et des petits et moyens patrons qui sont les premiers à piétiner le Code du Travail et se font les fantassins de l’armée du Capital.

Contre cette propagande chauvine et contre l’union sacrée anti populaire, nous devons soutenir tout ce qui va dans le sens de l’ unité de la classe ouvrière dans le sens de la lutte de classe et de l’ unité des masses autour de la classe ouvrière .
« Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! »



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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille encore la nuit...
vladimir
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   Posté le 04-04-2007 à 22:45:31   Voir le profil de vladimir (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vladimir   

Les candidats essayent également de ramener à eux tout ceux qui opposent la souveraineté nationale au développement du capitalisme dans une optique chauvine. Ils ont bien compris que critiquer le système leur rapporte des voix. D'où la montée de François Bayrou qui tient de belles paroles, mais qui a un programme beaucoup moins séduisant.


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Serpov
social-chauvin
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   Posté le 05-04-2007 à 01:41:22   Voir le profil de Serpov (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Serpov   

L’expression «identité nationale » est la réponse de la bourgeoisie aux luttes populaires et à la solidarité naturelle des masses envers les sans papiers.

La majorité des gens sont contre la régularisation des sans-papiers.

Vouloir régulariser les sans-papiers, c'est jouer un role d'idiot utile de la mondialisation libérale (je préfère largement que chaque peuple puisse vivre dignement dans son pays, prendre son destin en mains car je suis opposé à toute forme de néo-colonialisme). Pareil que ne pas vouloir défendre la Nation. N'oublions pas que dans le stade du capitalisme mondialisé que nous connaissons aujourd'hui, les capitalistes rêvent d'un gouvernement mondial pour maximiser leurs profits ce qui explique leur combat contre la Nation.

La pseudo-défense de la Nation des Royal et autres Sarkozy est évidemment de la poudre aux yeux (ou du blabla) car ils veulent dans la réalité finir d'achever l'indépendance de la France en poursuivant l'intégration européenne.

Vive le Socialisme dans un seul pays.
Vive la Mère Patrie.
Vive la France.

Message édité le 05-04-2007 à 01:45:29 par Serpov
Martin Codron
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   Posté le 05-04-2007 à 09:05:04   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

Serpov a écrit :


Vive le Socialisme dans un seul pays.
Vive la Mère Patrie.
Vive la France.


Je me serais arrêté à la première phrase....

Etant breton, étant en total accord avec les luttes de libération nationale (bretagne, euskadi, Corse)...je me demande comment vous, les pro-nations, intégrez ces luttes dans votre "vive la mère patrie" ?


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vladimir
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   Posté le 05-04-2007 à 11:11:00   Voir le profil de vladimir (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vladimir   

On ne les inègre pas justement. Sinon, on serait dans un foutu bordel.
J'aime beuaocup mon pays, la France, mais je ne fais pas de la lutte pour l'indépendance nationale un objectif absolu. Pour moi ce n'est un objecif possible qu'en fonction des conditions historiques.

Message édité le 05-04-2007 à 11:13:26 par vladimir


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   Posté le 05-04-2007 à 13:10:12   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

vladimir a écrit :

Pour moi ce n'est un objecif possible qu'en fonction des conditions historiques.


Pourrais-tu développer ?


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vladimir
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   Posté le 05-04-2007 à 13:17:58   Voir le profil de vladimir (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vladimir   

Disons que je ne vois l'utilité de l'indépendance nationale que lorsqu'il s'agit de mettre des battons dans les roues de l'impérialisme et d'instaurer le socialisme, dans un seul pays s'il le faut. Mais je considère qu'il ne faut pas être réactionnaire non-plus. Pour moi, l'indépendance de la Bretagne et du pays d'oc, c'est n'importe quoi. Notre pays aujourd'hui, c'est la France. Et je l'ai dit, si dans cinquante ans la France n'existe plus et qu'elle est remplacée par l'Europe, alors tant pis. Ce sera une lutte pour l'instauration du socialisme en Europe. Je dit ça parce que je considère que c'est l'Etat qui fait la nation et tout ce qui va avec. Aujourd'hui la bourgeoisie française nous exploite, nous sommes donc français.


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Martin Codron
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   Posté le 05-04-2007 à 13:21:31   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

Passages de Staline : "le marxisme et la question nationale"

La nation est une communauté humaine, stable, historiquement constituée, née sur la base d'une communauté de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique qui se traduit dans une communauté de culture.



Avec cela, il va de soi que la nation, comme tout phénomène historique, est soumise à la loi du changement, qu'elle a son histoire, un commencement et une fin.



La nation n'est pas simplement une catégorie historique, mais une catégorie historique d'une époque déterminée, l'époque du capitalisme ascendant. Le processus de liquidation du féodalisme et de développement du capitalisme est, en même temps, un processus de constitution des hommes en nations. Il en va ainsi, par exemple, en Europe occidentale. Les Anglais, les Français, les Allemands, les Italiens, etc., se sont constitués en nations, au temps où s'effectuait la marche victorieuse du capitalisme qui triomphait du morcellement féodal.



la lutte nationale, dans les conditions du capitalisme ascendant, est une lutte des classes bourgeoises entre elles. Parfois, la bourgeoisie réussit à entraîner dans le mouvement national le prolétariat, et alors la lutte nationale revêt extérieurement un caractère " populaire ", mais rien qu'extérieurement. Dans son essence, elle reste toujours bourgeoise, avantageuse et utile surtout à la bourgeoisie.

Mais il ne s'ensuit nullement que le prolétariat ne doive pas lutter contre la politique d'oppression des nationalités. Les restrictions à la liberté de déplacement, la privation des droits électoraux, les entraves apportées à l'usage de la langue, la réduction du nombre des écoles et les autres mesures répressives atteignent les ouvriers autant que la bourgeoisie, sinon davantage. Une telle situation ne peut que freiner le libre développement des forces spirituelles du prolétariat des nations assujetties. On ne peut parler sérieusement du plein développement des facultés intellectuelles de l'ouvrier tatar ou juif, alors qu'on ne lui permet pas d'user de sa langue maternelle dans les réunions et les conférences, alors qu'on lui ferme ses écoles.




Aussi les ouvriers luttent-ils et continueront-ils de lutter contre la politique d'oppression des nations Sous toutes ses formes, depuis les plus subtiles jusqu'aux plus brutales, de même que contre la politique d'excitation sous toutes ses formes.

Aussi la social-démocratie de tous les pays proclame-t-elle le droit des nations à disposer d'elles-mêmes.




Le droit de disposer de soi-même signifie que la nation peut s'organiser comme bon lui semble. Elle a le droit d'organiser sa vie suivant les principes de l'autonomie. Elle a le droit de lier des rapports fédératifs avec les autres nations. Elle a le droit de se séparer complètement. La nation est souveraine, et toutes les nations sont égales en droits.


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   Posté le 05-04-2007 à 13:24:17   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

vladimir a écrit :

Disons que je ne vois l'utilité de l'indépendance nationale que lorsqu'il s'agit de mettre des battons dans les roues de l'impérialisme et d'instaurer le socialisme, dans un seul pays s'il le faut. .


Ca commencait bien

vladimir a écrit :

Mais je considère qu'il ne faut pas être réactionnaire non-plus. Pour moi, l'indépendance de la Bretagne et du pays d'oc, c'est n'importe quoi. .


Je ne vois pas en quoi l'indépendance de la Bretagne, ou de la Corse c'est n'importe quoi...On croirait entendre un jacobin qui parle...Dans ce cas là tu peux aussi dire que les luttes d'indépendance en Nouvelle-Calédonie, Afrique, c'était aussi n'importe quoi....


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   Posté le 05-04-2007 à 13:31:23   Voir le profil de vladimir (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vladimir   

La nation bretonne, ça n'existe plus. J'ai dit que je considérais l'existence de la nation par rapport à l'exploitation de la bourgeoisie et de l'Etat. Il n'y a plus d'Etat breton et de nation bretonne depuis des lustres de ce point de vue.
PS: c'est forcément un point de vue en apparence jacobin, puisque l'Etat a été formé par les jacobins.

Message édité le 05-04-2007 à 13:33:08 par vladimir


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   Posté le 05-04-2007 à 13:38:45   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

vladimir a écrit :

La nation bretonne, ça n'existe plus.


Tu me parles de la Bretagne et la Corse, et l'Euskadi ????


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   Posté le 05-04-2007 à 13:52:44   Voir le profil de vladimir (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vladimir   

Pour moi la Corse, c'est pareil. Et l'Euskadi, je préfère ne pas parler de ce que je ne connais pas assez.

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   Posté le 05-04-2007 à 13:56:22   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

vladimir a écrit :

Pour moi la Corse, c'est pareil. Et l'Euskadi, je préfère ne pas parler de ce que je ne connais pas assez.


Tu devrais lire "le marxisme et la question nationale" de Staline avant d'affirmer ce que tu affirme....


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   Posté le 05-04-2007 à 14:01:02   Voir le profil de vladimir (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à vladimir   

Je l'ai déjà lu il y a un an. Mais je vais le relire si ça peut te faire plaisir.


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   Posté le 05-04-2007 à 14:06:06   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

vladimir a écrit :

Je l'ai déjà lu il y a un an. Mais je vais le relire si ça peut te faire plaisir.

Oui tu comprendra peut-être mieux...par rapport à ce que tu as dis plus haut...


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Xuan
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   Posté le 05-04-2007 à 23:14:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Serpov a écrit :


La majorité des gens sont contre la régularisation des sans-papiers.

Vouloir régulariser les sans-papiers, c'est jouer un role d'idiot utile de la mondialisation libérale (je préfère largement que chaque peuple puisse vivre dignement dans son pays, prendre son destin en mains car je suis opposé à toute forme de néo-colonialisme). Pareil que ne pas vouloir défendre la Nation. N'oublions pas que dans le stade du capitalisme mondialisé que nous connaissons aujourd'hui, les capitalistes rêvent d'un gouvernement mondial pour maximiser leurs profits ce qui explique leur combat contre la Nation.

La pseudo-défense de la Nation des Royal et autres Sarkozy est évidemment de la poudre aux yeux (ou du blabla) car ils veulent dans la réalité finir d'achever l'indépendance de la France en poursuivant l'intégration européenne.

Vive le Socialisme dans un seul pays.
Vive la Mère Patrie.
Vive la France.


Passons sur le prétendu rêve capitaliste d'un "gouvernement mondial" , qui ne tient pas un instant à la réflexion :
Le surprofit est lié à la concurrence et au développement inégal. Un "gouvernement mondial" du capitalisme ne ferait qu'accentuer la baisse tendancielle du taux de profit.
Par conséquent les impérialistes prônent l'ouverture des marchés à l'étranger et simultanément la fermeture de leurs propres marchés envers tous les produits qui leur font concurrence.
La mondialisation ne met absolument pas fin aux contradictions entre les impérialismes, bien au contraire.

Quant à la "majorité des gens" on aimerait savoir quel sondage bidon a comptabilisé ce ramassis de racistes et de xénophobes.
Il est vrai que les parents d'élèves de Neuilly ne défendent pas beaucoup les bambins de sans-papiers, contrairement à ceux du 19e et du 20e arrondissement.
Les ouvriers dont je parle sont ceux que je côtoie tous les jours.
Les bourgeois et les petit-bourgeois, on connait aussi.
Mais les "gens" ça ne correspond à aucune classe sociale...connais pas.

En attendant, et pour faire plaisir à la dite "majorité des gens", on met les sans-papier dans un charter ?
Ou bien on considère qu'il n'y a qu'une seule classe ouvrière dont les communistes doivent défendre l'unité ?


Message édité le 05-04-2007 à 23:17:26 par Xuan


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   Posté le 05-04-2007 à 23:38:35   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

Xuan a écrit :

En attendant, et pour faire plaisir à la dite "majorité des gens", on met les sans-papier dans un charter ?
Ou bien on considère qu'il n'y a qu'une seule classe ouvrière dont les communistes doivent défendre l'unité ?


Bonne question, et je ne sais plus qui a dit "les prolétaires n'ont pas de patrie"

Parfois on devrait relire ses classiques, même les plus connus

Message édité le 05-04-2007 à 23:41:34 par Martin Codron


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Serpov
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   Posté le 06-04-2007 à 00:00:04   Voir le profil de Serpov (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Serpov   

Dogmatisme Martin Codron, le marxisme n'est pas un dogme fait de petites phrases à répéter, nous ne sommes plus à l'époque de Marx.

Cher Xuan, être contre la régularisation des sans-papiers n'a rien à voir avec du racisme ou alors il faudrait considérer que la majorité des français sont racistes ce qui serai un jugement de valeur raciste pour le coup......

Il est même possible de démontrer que dans certains cas, être pour la régularisation des sans-papiers est une marque de racisme. En effet certains pensent qu'il faut régulariser les pauvres africains qui viennent en France car ils sont incapables de sortir leurs pays de la misère, de même que certains pensent qu'il faut aider l'Afrique car l'Afrique serait incapable de s'en sortir par elle même.

En tant qu'anti-raciste et anti-colonialiste, je pense l'inverse c'est à dire qu'à partir du moment où le néo-colonialisme sera détruit, les peuples d'Afrique pourront construire leur avenir dignement sans ingérence étrangère. Bref ça n'a vraiment aucun sens de vouloir faire venir tout le monde en France, à part si on considère que les africains sont des grands enfants qui ont besoin de leurs parents français ou européens pour vivre.

Message édité le 06-04-2007 à 00:01:46 par Serpov
Serpov
social-chauvin
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   Posté le 06-04-2007 à 00:01:12   Voir le profil de Serpov (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Serpov   

Sur les aspirations de la bourgeoisie à un gouvernement mondial :

James Paul Warburg, président de la Chase Manhattan Bank, devant le Sénat américain le 17 février 1953 : "De gré ou de force, nous aurons un gouvernement mondial. Sera-ce par la conquête ou par consentement ? La supranationalité d'une élite intellectuelle et des banquiers internationaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis un siècle".
En juin 1991, David Rockefeller reprenait à son compte cette affirmation qu'il complétait en affirmant que : "Le monde est préparé à marcher vers un gouvernement mondial". La marche forcée vers l'Europe supranationale et fédérale s'inscrit donc clairement dans cette volonté de la finance américaine de dominer le monde.


D'où la nécessité de défendre la Nation, CQFD.


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C’est lors de mon voyage en URSS que j’ai senti que j’étais un être humain, Paul Robeson, noir américain
Je suis fortement favorable à l’utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées, Churchill
Martin Codron
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   Posté le 06-04-2007 à 10:48:19   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

Serpov a écrit :

Dogmatisme Martin Codron, le marxisme n'est pas un dogme fait de petites phrases à répéter, nous ne sommes plus à l'époque de Marx.


Donc tu rejette le Manifeste du Parti Communisme ????

Personnellement j'en ai rien à cirer de la nation, comme elle l'est actuellement...Entre défendre le capitalisme national et le capitalisme international (parce que quand on défend la nation, c'est défendre le capitalisme national, être dans le camps de la bourgeoisie nationale)...Je m'abstient et préfère défendre le prolétariat de quelque nation qu'il soit....
Maintenant, effectivement si un jour la France est un pays socialiste c'est une autre question et il faut tout faire pour défendre un pays socialiste....
Mais entre Cuba et la France....en ce qui concerne la classe au pouvoir, l'idéologie, je préfère défendre Cuba que la France

Et pour ce qui est du dogmatisme, excuse-moi Serpov...mais je ne vois pas l'intérêt qu'ont les travailleurs à agiter un drapeau tricolore...la nation telle qu'elle est actuellement nie les classes sociales, faire du "tous unis" un leitmotiv pour serrer les rangs derriére la bourgeoisie nationale....


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KGB Shpion
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   Posté le 06-04-2007 à 10:53:37   Voir le profil de KGB Shpion (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à KGB Shpion   

Donc tu rejette le Manifeste du Parti Communisme ????
Je suis en train de le relire. Il y a plein de choses qui ne concordent plus aujourd'hui.
Comme le fait que le prolétariat n'est plus l'immense majorité du peuple; que la bourgeoisie maintient le niveau de vie du prolétaire au minimum vital (càd juste pour qu'il mange et nourisse sa famille et se reproduise); etc.

Les choses ne sont pas figées. La situation a évoluée. L'analyse de Marx est celle d'il y a 150 ans. Il faut analyser la situation actuelle qui est bien différente de celle de Marx, mais qui comporte également beaucoup de similitude.

Message édité le 06-04-2007 à 10:54:11 par KGB Shpion


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Faites croire aux gens qu'ils sont libres : c'est le meilleur moyen de les maintenir asservis !
Martin Codron
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   Posté le 06-04-2007 à 11:15:35   Voir le profil de Martin Codron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à Martin Codron   

KGB Shpion a écrit :

Donc tu rejette le Manifeste du Parti Communisme ????
Je suis en train de le relire. Il y a plein de choses qui ne concordent plus aujourd'hui.
Comme le fait que le prolétariat n'est plus l'immense majorité du peuple; que la bourgeoisie maintient le niveau de vie du prolétaire au minimum vital (càd juste pour qu'il mange et nourisse sa famille et se reproduise); etc.


Je ne sais pas de quelle enquête tu sors que le prolétariat "n'est plus l'immense majorité du peuple"...? Je ne sais pas d'ou tu sors que la bourgeoisie ne maintient plus la vie du prolétaire au minimun vital...
Ne te connaissant pas, je ne sais pas si tu es confronté à la vie d'entreprise, et au peuple....donc je ne critique pas ta réponse...

Mais sache quand même qu'il est quand même curieux qu'aujourd'hui des gens qui travaillent, ne peuvent avoir de logement...Et ceci est une réalité qui n'existait pas encore hier....Donc, toi, si tu crois que les conditions de vie des travailleurs se sont améliorées, je pense l'inverse...et y'a des cours de rééducation en Corée du Nord qui se perdent


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