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| Posté le 25-07-2005 à 14:37:07
| Hugo Chavez, président depuis 1999 et qui affirme vouloir construire le "socialisme du XXIe siècle", a obtenu récemment le soutien des pays des Caraïbes pour créer l'organisation pétrolière Petrocaribe qui fournira du brut moins cher à cette région pauvre et que Caracas et La Havane conçoivent comme le prélude d'une alliance politique défiant les Etats-Unis. Lundi dernier, les présidents de la Communauté andine des nations (Colombie, Pérou, Bolivie, Equateur et Venezuela) ont accepté la proposition de M. Chavez de créer sur le même modèle Petroandina. Caracas offrait déjà du pétrole à des prix préférentiels aux pays des Caraïbes et d'Amérique centrale et, tout dernièrement, à l'Argentine et à l'Uruguay. Les clients privilégiés bénéficient de conditions de paiement avantageuses et peuvent payer par des biens et services. La suite : http://fr.biz.yahoo.com/050723/202/4ihsj.html (changé le titre du fil pour le rendre plus évident - Gorri)
Message édité le 11-01-2007 à 16:24:42 par Gorri |
| | Posté le 01-08-2005 à 11:52:23
| http://fr.news.yahoo.com/050731/202/4iuiz.html CARACAS (AFP) - Le président vénézuélien Hugo Chavez, bête noire de Washington, a proposé dimanche aux Américains pauvres qui ont des problèmes de vue de se faire soigner gratuitement dans le cadre d'un programme mené avec l'aide de Cuba. Lors de son émission radio-télévisée "Allô président", M. Chavez a indiqué que ce programme, baptisé "Mission Miracle" et déjà appliqué au Venezuela, allait être étendu à 100.000 personnes vivant dans les Caraïbes et en Amérique latine. "Cette proposition s'adresse aussi aux peuple des Etats-Unis, car la pauvreté aux Etats-Unis s'est accrue et le gouvernement de (George W.) Bush s'est mis à supprimer la sécurité sociale", a déclaré le président vénézuélien, précisant qu'il en avait parlé au téléphone avec son allié cubain, Fidel Castro. Dans le cadre de la "Mission Miracle", plus de 29.000 Vénézuéliens présentant des problèmes de vue ont été soignés dans leur pays ou envoyés à Cuba pour se faire soigner. Grâce à la rente pétrolière, le gouvernement de Hugo Chavez soutient de nombreux programmes sociaux, connus sous le nom de "missions". Dans le cadre d'un accord bilatéral conclu en octobre 2000, La Havane a envoyé plus de 30.000 médecins dans les bidonvilles et régions pauvres afin de participer à la mission "A l'intérieur du quartier" (Barrio Adentro). En contrepartie, Caracas fournit au régime communiste du pétrole à des prix préférentiels. |
| | Serpov | | social-chauvin |  | | 9653 messages postés |
| Posté le 01-08-2005 à 11:59:47
| "Cette proposition s'adresse aussi aux peuple des Etats-Unis, car la pauvreté aux Etats-Unis s'est accrue et le gouvernement de (George W.) Bush s'est mis à supprimer la sécurité sociale", a déclaré le président vénézuélien, précisant qu'il en avait parlé au téléphone avec son allié cubain, Fidel Castro. Vont-ils accepter cette aide humanitaire ? |
| | Posté le 01-08-2005 à 12:06:08
| bolch a écrit :
"Cette proposition s'adresse aussi aux peuple des Etats-Unis, car la pauvreté aux Etats-Unis s'est accrue et le gouvernement de (George W.) Bush s'est mis à supprimer la sécurité sociale", a déclaré le président vénézuélien, précisant qu'il en avait parlé au téléphone avec son allié cubain, Fidel Castro. Vont-ils accepter cette aide humanitaire ? |
C'est pas impossible, y'a des précédents chaque année : L’ école latino-américaine de médecine de La Havane forme gratuitement chaque année 7000 étudiants, qui seront amenés à devenir l’élite de la médecine dans leurs pays respectifs. Cet exemple n’est pas pris au hasard, car cette école, au sein d’un pays classé comme faisant partie de « l’axe du mal » par la junte de Washington, accueille 50 étudiants d’origine Nord-Américaine, issue des minorités noirs, hispaniques, et asiatiques* qui dans leur grand pays des libertés, ou 43 millions d’habitants sont privé de toutes couvertures sociales, n’ont absolument aucun moyen financier pour ne serait-ce qu’envisager une candidature aux grandes universités. * Courrier International – N° 686-687 Décembre 2003, Janvier 2004 – New Statesman, Londres. |
| | ToMusing | | 27 messages postés |
| Posté le 03-08-2005 à 22:48:23
| Petroandina c'est pas mal mais il faut aller plus loin, il faudrait une compagnie pétrolière latinoaméricaine qui viennent en aide à la révolution bolivienne pour lui permettre la gestion étatisée des ressources pétrolières et de gaz..même si Chavez a participé à cette révolution à travers le parti de Morales qu'il aurait financé, il n'a pas levé les craintes du départ des FMN qui disposent des compétences pour exploiter les sols..le Vénézuela possède aussi ces compétences et devrait proposer un aide technologique à la révolution..enfin, il a déjà fort à faire Chavez car sa révolution Bolivarienne n'a pas encore porté durablement et conséquemment ses fruits, il tarde un peu dans l'application des préceptes de base du communisme, l'amélioration des conditions de vie est notable mais pas suffisante, il reste beaucoup d'inégalités, et sa politique qualifiée de "pétropopuliste" montre que ses efforts s'intensifient lors de tensions, comme un vote révocatoire..sans parler évidemment de la réforme agraire qu'il n'ose entamer, il a peur des latifundistas..pour l'instant c'est pas mal mais il est grand de passer à la vitesse supérieur s'il veut rester crédible dans sa logique de panaméricanisme communniste.. |
| | Posté le 04-08-2005 à 12:50:22
| ToMusing a écrit :
Petroandina c'est pas mal mais il faut aller plus loin, il faudrait une compagnie pétrolière latinoaméricaine qui viennent en aide à la révolution bolivienne pour lui permettre la gestion étatisée des ressources pétrolières et de gaz.... |
Le second pilier de l'alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), c'est justement le pétrole venezueliens, et la nationalisation de l'ensemble des ressources du pays. L'internationalisme de Chavez n'est plus à remettre en doute, cependant, l'ALBA doit faire son chemin dans les esprits avant d'imposer quoique ce soit. Mise à part la Colombie, le continent bascule lentement mais surement vers un rejet de la main mise nord-américaine sur les richesses auxquelles les populations prétendent avoir droit. Les boliviens ont compris ou se situait le combat, avant d'autres, pour la simple et bonne raison que les subventions US pour leur faire arracher leur plants de coca, n'ont servi qu'a la bourse de New York, à spéculer sur leurs cultures de substitutions (café). Il faut arracher la coca, mais les yankees n'ont eu de cesse de faire baisser le prix du café. La duperie à permis à Morales de prendre du poids. L'exemple de Chavez fait tache d'huile, donnons du temps au temps. Voir : http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSolidarityProject/message/8690 Sur L'ALBA, voir : http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSolidarityProject/message/8422
ToMusing a écrit :
même si Chavez a participé à cette révolution à travers le parti de Morales qu'il aurait financé, il n'a pas levé les craintes du départ des FMN qui disposent des compétences pour exploiter les sols..le Vénézuela possède aussi ces compétences et devrait proposer un aide technologique à la révolution...... |
Déja que la vie de Chavez est en danger, si ouvertement les venezueliens avec les cubains, commence à essaimer sur tout le continent, soyons certain que les USA affirmerons que les bases arrières d'Al-Quaïda se situent dans ces pays. Ne nous y trompons pas, les "spin-doctors" et les think tanks" nord-américains ont dors et déja ouvert la voie à cette option, voir : TRAFIC DE DROGUE - Les réseaux latinos du Hezbollah http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSolidarityProject/message/8612
ToMusing a écrit :
enfin, il a déjà fort à faire Chavez car sa révolution Bolivarienne n'a pas encore porté durablement et conséquemment ses fruits, il tarde un peu dans l'application des préceptes de base du communisme, l'amélioration des conditions de vie est notable mais pas suffisante, il reste beaucoup d'inégalités, et sa politique qualifiée de "pétropopuliste" montre que ses efforts s'intensifient lors de tensions, comme un vote révocatoire..sans parler évidemment de la réforme agraire qu'il n'ose entamer, il a peur des latifundistas..pour l'instant c'est pas mal mais il est grand de passer à la vitesse supérieur s'il veut rester crédible dans sa logique de panaméricanisme communniste.. |
Tranquillo muchacho ! Chavez est le digne héritier de Fidel, il appliquera sans nul doute, les mêmes préceptes de la Révolution cubaine. Mais tout n'est pas simple. Oui sa vie est en danger. N'oublions pas que le caractère socialiste de la Révolution cubaine ne fut pas proclamée en 1959, mais en 1962. Chavez radicalise ses programmes et ses discours, mais ne peut se permettre un affrontement direct avec les USA. Les assises de son programme tiennent essentiellement dans l'éducation, et les réussites sociales au Venezuela. Le peuple l'a porté 8 fois de suite au pouvoir, sa légitimité ne peut être mise en doute, c'est ça qui emmerde bien les yankees. Le continent sud-américain doit se débarrasser de la culture de la soumission aux USA, avant toute chôse. Ces réformes ne doivent pas se faire dans le sang et nous assistons lentement mais surement à une reprise en main des richesses par des dirigeants plus près du leur peuple. Tout le monde gueule après Lula, mais qu'attendions nous ? Un miracle instantané ? L'ampleur de sa tache est énorme : Débarrasser son pays des latifundistes jouisseurs, du FMI, de la BM, des pressions lobbyistes auxquels son gouvernement est soumis, et de la corruption, qui n'est certainement pas une particularité brésilienne. Déja, l'Argentine montre la voie en ayant claqué la porte au nez du FMI et de la BM : L'Argentine ne remboursera plus rien ! Hugo Chavez, s'il survit, est le détonateur d'un mouvement d'émancipation sud-américaine, ne nous y trompons, les fascistes l'ont déja compris, voir : http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSolidarityProject/message/7917 En tant que partisan d'une VRAIE GAUCHE, nous nous devons de soutenir HUGO CHAVEZ et sa Révolution Bolivarienne, et pour celles et ceux qui doutent de l'engagement : http://cbparis.free.fr/ Hugo Chavez à Paris :
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| | ToMusing | | 27 messages postés |
| Posté le 16-08-2005 à 21:56:05
| ..vous ne croyez pas que cette petite claque aux USA, FMI et BM n'était qu'éphémère..l'ALCA a été refusé mais le Mercosur en est-il ressortit grandi??..les Américains se sont empressé de signer des accords bilatéraux avec les pays d'Amérique du Sud.. d'autre part les USA accroient toujours leur emprise sur la plateforme militaire colombienne et se sont trouvés une second base au niveau de la triple frontera.. je ne veux pas paraître sceptique mais le grand soulevement que l'on attendait ne fut qu'une simple vague..il reste le point positif de l'avancée de la gauche sur quasiment tout le continent, mais on est loin du panaméricanisme.. l'ennemi le plus rude du socialisme n'est-il pas le temps??..il doit se battre sur différents fronts tout en essayant d'atteindre l'efficacité de développement qui lui est propre et l'efficacité économique qui assurerait sa légitimité mondiale..une révolution profonde mais courte, sans dirigisme, ça pose problème.. il faudrait pour cela que la volonté générale s'inscrive dans le long terme, ce qui n'est pour l'instant que rarement le cas..l'optimisme viendrait du fait que Chavez peut satisfaire la volonté générale immédiate tout en combattant sur différents fronts car sa révolution en douceur est appuyées par le pétrole.. |
| | Posté le 17-08-2005 à 19:14:25
| ToMusing a écrit :
..vous ne croyez pas que cette petite claque aux USA, FMI et BM n'était qu'éphémère..l'ALCA a été refusé mais le Mercosur en est-il ressortit grandi??..les Américains se sont empressé de signer des accords bilatéraux avec les pays d'Amérique du Sud.. d'autre part les USA accroient toujours leur emprise sur la plateforme militaire colombienne et se sont trouvés une second base au niveau de la triple frontera.. je ne veux pas paraître sceptique mais le grand soulevement que l'on attendait ne fut qu'une simple vague..il reste le point positif de l'avancée de la gauche sur quasiment tout le continent, mais on est loin du panaméricanisme.. l'ennemi le plus rude du socialisme n'est-il pas le temps??..il doit se battre sur différents fronts tout en essayant d'atteindre l'efficacité de développement qui lui est propre et l'efficacité économique qui assurerait sa légitimité mondiale..une révolution profonde mais courte, sans dirigisme, ça pose problème.. il faudrait pour cela que la volonté générale s'inscrive dans le long terme, ce qui n'est pour l'instant que rarement le cas..l'optimisme viendrait du fait que Chavez peut satisfaire la volonté générale immédiate tout en combattant sur différents fronts car sa révolution en douceur est appuyées par le pétrole.. |
Salut, Toi aussi tu es pressé, et pessimiste. Tu parles de soulèvement attendu. Depuis 1959, et l'avènement de la Révolution cubaine, les peuples ont muri. Et surtout, ils n'ont pas vraiment envie que leur exemple magnifique, Cuba, deviennent chez eux une réalité. J'entend par la, bien évidemment, qu'ils ont conscience des mesures de rétorsion mondiales, et entre lesquelles, le peuple cubain se débat, survit. C'est ainsi qu'Hugo Chavez ne nous a pas satisfait pleinement. Après le coup d'état avorté contre lui, moi aussi je m'attendais (et le souhaitais) à une vague de "nettoyage". Qu'il foutent une fois pour toute sa bourgeoisie mercenaire au pas ! A Miami ou en prison ! Voila le choix qu'ils auraient du avoir. Mais voila, il a été bien plus intelligent que moi, que nous. Que tout l'amérique latine...plus habitué aux mesures radicales, de par son passé, que par une ridiculisation intelligente de l'opposition. Bien entendu, le tout s'accompagnant de mesures douces, mais néanmoins radicales. C'est ainsi qu'il peut désormais affirmer l'aspect socialiste de ses réformes de fonds. Maintenant il le peut. Et de sources sures, je peux affirmer qu'il a des conseillers cubains, qui fort de leur expérience, on aiguillé le président Hugo Chavez sur une voie plutôt innatendue pour ce continent. Si tu reprend le début de ce fil, tu comprendras que l'arrivée des facilités pétrolières, énergétiques, accordés aux pays qui s'engagent dans l'ALBA, s'accompagnent également d'une acceptation de l'idéologie attenante. A part le con de base, l'ignorant facho, le mercenaire états-uniens, qui peut croire que les peuples d'amérique latine, s'y tiennent contraint et forcé ? Ce qu'il se passe au Venezuela est aussi une "révolution orange", mais à l'envers. Tu parles de panaméricanisme, terme usité dans les années 70, au plus fort de la main mise, sanguinolante, des nords-américains. Mais comment ignorer le renouveau bénéfique de ce panaméricanisme, qui porte désormais de le nom de Révolution Bolivarienne ? Tu évoques également la Colombie. Regardons objectivement la situation du pays. Les FARC sont plus fort que jamais. Ils mettent en échec, et selon moi ont déja gagné, les pires unités de l'armée Etats-unienne. Les assassins mercantiles ne sont jamais arrivée à bout du plus ancien mouvement révolutionnaire comptemporain. Ici, nos médias, n'en parle pas. Mais que se passe passe t'il dans les immenses zones controlés par les FARC ? Va à Cuba, tu le sauras. Comment ces guerilleras y guerrilleros peuvent ils tenir face à la plus grande armée du monde, sinon par un soutient populaire extrèmement fort, et présent ? Ils sont autonome, ont beaucoup d'armes, et plus encore qu'ils en souhaiteraient, pour des raisons que je ne peut évoquer publiquement. Leurs rangs grossissent de jour en jour. Leurs richesses, selon nos médias, ils la tirent de la coke. Aussi. Et alors ? De quoi l'amérique du nord tirent t'elle ses richesses sinon de l'exploitation sanglante des plus faibles ? Et puis la coke, c'est bon, faut pas en abuser, mais c'est festif. Si tu as l'occasion d'aller en Amérique du sud, tu souriras si tu te rappel ces mots. Tandis que le français sirote son Pastis, en attendant les effets euphoriques, la-bas, "uno pequenio trajito" n'est jamais exclu. Je sais ces propos "border line", mais je ne crois pas être censuré pour les avoir écrit, ce n'est pas une incitation, juste un constat. Le socialisme n'a jamais oppressé l'épicurien. Seulement le fascisme. Pour revenir à nos moutons, observons le continent sud-américain. L'ilot colombien, au travers de son palais présidentiel, est l'unique place ou le "gringo" peut encore émettre quelques volontés, et dispenser quelques dollars. J'allais oublier : Si tu voyage en Am. Latine, tu seras un "extrangero", un étranger. Le terme péjoratif de "gringo", sera réservé aux Etats-Uniens. Cet îlot tombera. Tu parles d'accord bilatéraux, mais c'est bien entendu inévitable. Les multinationales US sont tellement impliquées dans les économies locales, que ces accords sont pour l'essentiel, la reconduction tacite et/ou forcé, des concessions accordées depuis 100 ans. Il s'agit plus de commerce que de politique. Tu m'as aussi parlé du MERCOSUR. Que serait ce sigle sans le Mexique ? C'est ce pays qui porte à bout de bras, et à grand coups de subventions, les restes d'une collaboration datant des grandes dictatures sud-américaines. Pour conclure, je dirais que tes reflexions, ton analyse, sont justes. Mais bien trop pessimiste. Je n'aurais de cesse de crier haut et fort que notre salut viendra de l'amérique du sud. Et je le crois de plus en plus. Hugo Chavez me conforte dans mes vues. Et si je suis satisfait de constater qu'en France, sur ce forum, il me reste de vrais camarades, je ne peux que les enjoindre à cesser de perdre leur temps dans ce tissu, dans cette bouillie sociale qui fonctionne avec la carotte et le baton, et rejoindre les rangs de nos frères latins.
Message édité le 17-08-2005 à 19:28:21 par CubaLibre |
| | ToMusing | | 27 messages postés |
| Posté le 17-08-2005 à 20:28:27
| bien sûr que le salut socialiste viendra d'Amérique Latine, c'est le seul continent qui soit imprégné d'idées socialisante, de cultures précolombienne fondées sur la communauté, de plus la démocratie comme le libéralisme n'y sont pas totalement intégré, du moins pas jusqu'au point de non retour, le continent est très riche en ressources naturelles et peut envisager l'autarcie, la politique n'est pas encore atteinte par l'immobilisme et l'éducation par le conservatisme..autant de raisons et il y en a bien d'autres d'espérer le salut socialiste dans ce continent de tous les possibles.. je suis un Galeaniste, qui voit la situation desespérée du continent tout en gardant espoir..(lire Patas Arriba, S'en dessus dessous) j'y partirai temporairement ou définitivement après mes études mais il est clair que l'exemple du socialisme triomphant se fera là-bas et j'ai envie d'y être.. |
| | Posté le 18-08-2005 à 10:52:34
| Extrait du discours du président Chavez à l’ouverture du 16e Festival Mondial de la Jeunesse (traduit par Claudine Pôlet à partir de compte-rendu de « Resumen Latinoamericano » Diario n°619 du 11.8.05 - voir la transcription complète de son discours sur http://www.nodo50.org ) Il y a 60 ans, aux mêmes jours et aux mêmes heures que ce rassemblement , l’acte terroriste le plus important de l’histoire a été commis. Un véritable génocide commis par l’empire nord-américain. Il y a 60 ans, explosaient les bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki. Nous nous en souvenons avec chagrin et nous rendons hommage à toutes les personnes qui ont souffert de cette douleur. Nous condamnons ces actes et nous les nénonçons comme les plus grands actes terroristes dont l’histoire puisse se souvenir ! Aujourd’hui, 60 ans plus tard, dans cette Vallée de Caracas c’est une bombe pour la vie qui est en train d’éclater. La jeunesse de toute la planète est présente. Une véritable bombe, mais cette fois pour sauver le monde. Vous êtes venus dans cette ville de Caracas, berceau du plus grand homme que cette terre ait engendré… Alerte ! l’épée de Bolivar parcourt toute l’Amérique Latine. Elle passe aussi par les Etats-Unis, le Canada, les Caraïbes et… le monde entier. 15 mille jeunes sont en train d’affluer au Venezuela, venant du monde entier…Bienvenue dans cette Patrie de Bolivar qui est aussi la vôtre ! Des jeunes gens de diverses organisations politiques sont présentes ici, à ce 16e Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants qui naquit.. il y a 60 ans. Cette fédération est née quelques jours après les bombardements de Hiroshima et Nagasaki. Voyons en rétrospective ce qui s’est passé dans l’histoire universelle ce qui s’est passé pendant ces 60 ans. ( rappel de la révolution chinoise, cubaine, Vietnam, Chili d’Allende…)… Les années 80-90 ont amené la chute de l’Union Soviétique, la perte de cette sorte d’équilibre, de ce frein aux agressions impériales des Etats-Unis qui ont toujours prétendu être les maîtres du monde. Ce sont les peuples qui seront les maîtres du monde !…Mais dans les années 90, le capitalisme chantait victoire, disait « la fin de l’histoire ».. ; les thèses néolibérales, la thèse du village global… Beaucoup de luttes, beaucoup d’espérances furent congelées. C’était la naissance du « consensus de Washington »……… Mais aujourd’hui une nouvelle aube se lève pour le monde. Et vous faites partie de cette aube nouvelle de l’idée de la justice… Nous sommes devant un gigantesque défi. Il ne s’agit pas seulement de lutter dans les frontières de chaque pays, de chaque région, mais pour les idées, pour le socialisme que nous croyons la seule voie pour construire un autre monde. Il s’agit de sauver la planète! Mernacée par l’emprire le plus puissant de tous les temps. Pas seulement puissant technologiquement et militairement. Mais aussi le plus cruel, le plus sauvage, le plus assassin ayant jamais existé : l’empire nord-américain ! Je salue ici très particulièrement la jeunesse nord-américaine présente à ce festival. Nous reconnaissons en vous les grands combattants du peuple nord-américain, nous reconnaissons ce peuple frère qui se joindra aux peuples du monde pour sauver la terre de la guerre et de la destruction…… Bolivar disait déjà en 1826 « les Etats-Unis sont designés par la providence pour couvrir l’Amérique de misère au nom de la liberté ». C’est malheureusement ce qui s’est produit. Mais bien que nous soyons face à cet empire cruel, celui qui a fait Hiroshima et Nagasaki , nous sommes aussi à une époque de grandes opportunités. Car cette cruauté n’a pas rendu l’empire invincible. Il n’est pas invincible et nous sommes appelés à le mettre en déroute pour sauver la vie sur cette planète….. Source : http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.php?langue=1§ion=CMBABC&id=23967 |
| | Posté le 18-08-2005 à 10:55:18
| Chavez annonce l’expropriation d’entreprises fermées - et le Venezuela débat du socialisme. Dans son émission de télévision hebdomadaire Alo Presidente, le 17 juillet, le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé que 136 usines actuellement fermées sont soumises à un examen en vue d’une expropriation. « C’est comme la terre non travaillée, a-t-il dit. De même que nous ne pouvons pas admettre des terres inexploitées, nous ne pouvons pas accepter que des industries ne fonctionnent pas. » Le programme était émis depuis Cumana, dans l’état de Sucre, où Chavez a également participé à l’inauguration de l’Union Coopérative Agro-industrielle du cacao - une entreprise qui, après avoir été fermée pendant neuf ans, vient d’être rachetée par des travailleurs organisés en coopérative, grâce à un prêt du gouvernement à bas taux d’intérêt. Chavez a expliqué que ce type de coopérative était un de ces projets qui « génèrent des richesses collectives sur la base d’un travail commun, dépassant ainsi le modèle capitaliste, qui promeut l’individualisme. » « Nous avons identifié environ 700 entreprises fermées. Cela ne peut être admis », a affirmé Chavez, qui a lu une liste de compagnies où le processus d’expropriation est déjà en cours. Il y en a 136 autres qui font l’objet d’une expertise. En outre, de nombreuses entreprises sont partiellement paralysées. Au total, 1149 entreprises sont concernées par ces investigations. Il a mentionné le cas d’une entreprise de pisciculture dans le port de Guanta, près de Puerto La Cruz, qui est sur le point de commencer à produire. « Si les employeurs ne veulent pas la faire fonctionner, nous devrons l’exproprier et l’ouvrir nous-mêmes ». Le président Hugo Chavez a alors passé en revue un certain nombre de compagnies qui sont actuellement fermées, bien qu’elles disposent de toutes les installations techniques et tous les actifs nécessaires pour engager la production. Il a, entre autres, cité les cas d’une usine de textile, d’une scierie, d’une fabrique de meubles, d’un hôtel, d’une entreprise de produits laitiers, d’une usine de chaussures et d’une aciérie. Paraphrasant un dicton populaire vénézuélien, Chavez a déclaré que « celui qui a un commerce doit le garder ouvert ou le vendre. S’il ne l’ouvre ni ne le vend, nous l’exproprierons ». Or il est clair que Chavez ne faisait pas allusion aux petits magasins, puisque les entreprises qu’il venait de citer emploieraient entre 100 et 500 salariés. Il a ajouté que, pour les employeurs qui acceptaient de garder leurs entreprises ouvertes, l’Etat était prêt à les aider en leur octroyant des prêts à bas taux d’intérêt, mais à la condition que « les employeurs accordent aux ouvriers une participation au management, à la direction et aux profits de la compagnie. » Maria Cristina Iglesias, la ministre du Travail, est également intervenue dans l’émission pour lancer un appel « aux syndicats, aux travailleurs et aux anciens travailleurs de ces compagnies pour qu’ils les relancent ». Et d’ajouter : « C’est avec la force des travailleurs que nous pourrons vaincre cet ennemi interne qu’est la dépendance, laquelle constitue un obstacle dans notre lutte contre la pauvreté. » Le socialisme « Ceci est la révolution. Ceci est le socialisme », a déclaré Chavez, qui a ajouté que « la démocratie révolutionnaire constitue la transition, le pont, le chemin vers le socialisme du XXIe siècle, un socialisme qui sera bolivarien, vénézuélien, latino-américain ». Et il a appelé la population à « laisser de côté les fantômes auxquels l’idée de socialisme a été associée. » Le jeudi précédent, Chavez avait divulgué les résultats d’un sondage d’opinion selon lequel la majorité des Vénézuéliens veulent le socialisme. L’enquête, réalisée par une compagnie privée à la fin du mois de mai et au début de juin, révèle que 47,9% des Vénézuéliens souhaitent un « gouvernement socialiste », contre 27% seulement qui préfèrent le capitalisme. Le président du Venezuela a souligné que, d’après ce sondage, il restait encore 25% de gens « sans opinion », et que l’offensive idéologique devait donc être renforcée. Depuis qu’Hugo Chavez a déclaré que le chemin vers la révolution vénézuélienne passait par l’instauration du socialisme, c’est devenu le principal débat au sein du mouvement révolutionnaire bolivarien et dans la société en général. Même le président de la fédération patronale Fedecamaras a été obligé de déclarer, il y a quelques mois, qu’il n’était pas question de choisir entre le socialisme et le capitalisme, mais plutôt de « prendre les meilleurs aspects des deux systèmes. » Le 5 juillet 2005, dans un discours devant l’Assemblée nationale, réunie en session spéciale à l’occasion du jour de l’Indépendance, le Général de division à la retraite Muller Rojas a lancé un appel pour créer une nouvelle Société Patriotique (du nom de l’organisation qui avait mené la lutte pour l’indépendance, il y a près de deux siècles), en précisant toutefois que cela devrait être aujourd’hui « une société patriotique pour le socialisme ». Quant à Chavez, dans un discours devant les officiers de l’armée, il les a invités à faire entrer le débat sur le socialisme « dans les casernes », et à rejeter les vieilles idées et les préjugés sur le socialisme qu’on leur avait enseignés par le passé. Au sein du mouvement ouvrier, ces idées ont été reçues avec enthousiasme. La discussion principale porte désormais sur la question de savoir ce qu’on entend par socialisme, comment appliquer la « cogestion » et quel doit être le rôle des travailleurs dans le processus révolutionnaire et l’économie. Il est clair qu’il existe encore de nombreuses interprétations de ce qu’il faut comprendre par socialisme. Pour les sections plus modérées du mouvement bolivarien, le socialisme signifie fondamentalement la social-démocratie, ou, comme ils le disent eux-mêmes, « le socialisme de Zapatero », le président espagnol. Mais pour les travailleurs et les pauvres, il est clair que le socialisme signifie une rupture radicale avec le capitalisme. Chavez lui-même a expliqué que « les problèmes de la misère, de la pauvreté et de l’injustice, auxquels les Vénézuéliens doivent faire face, ne peuvent pas être résolus dans les limites du capitalisme. » Dans l’immense manufacture d’aluminium Alcasa, qui est la propriété de l’Etat et où l’expérience la plus avant-gardiste de ce que l’on appelle la cogestion est mise en place, il est assez clair que pour les travailleurs, le mot « cogestion » signifie précisément le contrôle et la gestion par les travailleurs eux-mêmes. De fait, une affiche imprimée par Alcasa a le « contrôle ouvrier » comme principal slogan. Edgar Caldera, l’un des dirigeants syndicaux d’Alcasa, l’a clairement établi dans un article datant du 29 mai 2005 : « S’il y a une chose que les travailleurs doivent comprendre, c’est que notre cogestion ne doit pas devenir une arme pour renforcer l’exploitation propre au mode de production capitaliste. Nous ne devons pas répéter la triste histoire de l’Europe, où le système de cogestion a été utilisé pour se débarrasser des droits et des acquis des salariés. » A Alcasa, ce sont les travailleurs eux-mêmes qui élisent leurs managers. Ces managers conservent le même niveau de salaire qu’ils avaient avant d’être élus, et sont soumis au droit de révocation par les salariés. Dans le même article, Edgar Caldera donne un exemple de la façon dont le contrôle par les ouvriers permet de produire plus efficacement et d’éliminer la bureaucratie et la corruption. Il explique comment, dans la Ligne de Réduction III (un segment du procès de production de l’aluminium), une compagnie externe avait été jusqu’alors chargée de la maintenance et des réparations. Mais c’était en fait une source de corruption et, dans la pratique, cela signifiait que, pendant environ 7 ans, 10% des cellules de la ligne de réduction étaient restées au repos. Par conséquent, lors d’un grand meeting, les travailleurs ont décidé de renvoyer le contractant externe et d’engager le nombre nécessaire de travailleurs pour faire le même travail dans l’entreprise. Cela a permis de réaliser les réparations en un temps record. Désormais, la ligne de production travaille à pleine capacité. Cette expérience a énormément élevé le niveau de conscience politique des travailleurs concernés. Du 16 au 18 juin a eu lieu un meeting de travailleurs impliqués dans des expériences de contrôle ouvrier. Les conclusions qui en ont été tirées sont très nettes et vont dans la bonne direction. Tout au long de ce meeting, il était clair pour tout le monde que ce qui est connu, au Venezuela, sous le nom de « cogestion », constitue en fait une étape vers la construction d’une société socialiste. L’un des points qui ont été approuvés l’établit très clairement : « Il faut inclure dans les propositions pour une cogestion révolutionnaire le fait que les compagnies doivent être la propriété de l’Etat, sans distribution de parts aux travailleurs. Tous les profits doivent être distribués en fonction des besoins de la société par le biais de conseils de planification socialiste. Ces conseils de planification socialiste doivent être compris comme des organes qui mettent en œuvre les décisions prises par les assemblées de citoyens. » Contradictions Le processus de discussion politique et d’action, de la part des travailleurs et des pauvres, n’est pas exempt de contradictions. Par exemple, dans l’ancienne fabrique de papier Venepal (désormais Invepal), qui est la première firme à avoir été expropriée par le gouvernement bolivarien, les responsables syndicaux ont dissout le syndicat et espèrent racheter la part de l’Etat dans la compagnie, dans le but d’être les seuls propriétaires et de pouvoir garder tous les profits de la production. D’autres responsables syndicaux les ont mis en garde contre ce projet, en insistant sur le fait que cela signifiait le maintien du capitalisme, et qu’ils pourraient même se trouver, à l’avenir, en conflit avec d’autres groupes de travailleurs. A Inveval, la Compagnie nationale de fabrication de soupapes (ex-CNV), qui a été expropriée par le gouvernement le 1er mai 2005, les difficultés ne sont pas le fait des travailleurs, mais plutôt de la bureaucratie de l’Etat. Au cours la signature du décret d’expropriation, Chavez a clairement dit que les travailleurs devaient avoir une majorité de représentants dans les conseils de direction et que l’organe décisionnel suprême devait être l’Assemblée générale des travailleurs. Mais le 27 juin, lorsqu’un représentant du ministère de l’Economie populaire a lu aux travailleurs les statuts proposés pour la compagnie, ceux-ci ne faisaient aucune mention de leur participation. L’assemblée présente a donc rejeté cette proposition et a entamé un processus de mobilisation pour exiger que le contrôle ouvrier soit établi. Pour élargir leur lutte, les travailleurs d’Inveval tissent des liens avec des salariés d’autres entreprises, où des expériences semblables sont menées. Enfin, dans l’entreprise d’Etat qui produit et distribue de l’électricité, Cadafe, il y a eu toutes sortes de tensions avec la direction dès la mise en place de la cogestion (c’est-à-dire à l’époque où les travailleurs exerçaient le contrôle ouvrier pour prévenir le sabotage lors du lock-out patronal de décembre 2002 et janvier 2003). La direction voulait d’abord limiter le pouvoir des travailleurs aux prises de décision sur des aspects secondaires (un conflit a eu lieu, par exemple, sur la question de décorations de Noël dans le bâtiment de la compagnie à Valencia !) Les travailleurs et leur syndicat ont donc dû lutter pour chaque pouce de contrôle ouvrier qu’ils détiennent désormais dans l’entreprise. La direction a dû avancer l’argument suivant : « Il ne peut y avoir de participation ouvrière dans les usines stratégiques. » Mais cet argument est en contradiction avec les faits mêmes. C’est précisément pendant le lock-out patronal de décembre 2002 et janvier 2003 que les travailleurs du pétrole ont rétabli la production à PDVSA (la compagnie pétrolière) et que les travailleurs de l’aluminium et de la sidérurgie des immenses sites de Guayana se sont physiquement frayé un chemin vers les installations de gaz, de façon à pouvoir réactiver l’approvisionnement de leurs usines. C’est aussi à ce moment que les travailleurs du métro de Caracas ont maintenu le métro ouvert et que les travailleurs de Cadafe ont maintenu l’approvisionnement de l’électricité, empêchant ainsi le sabotage de l’industrie. Le mouvement des travailleurs vénézuélien est en train de vivre une transformation massive, et devient conscient de sa propre force. C’est en cela que réside l’espoir dans le futur de la révolution bolivarienne. Il y a une chose dont les travailleurs ont une conscience très nette : comme Chavez l’a dit dans son programme Alo Presidente, une révolution est un processus dans lequel de nouvelles idées et de nouveaux modèles naissent, alors que de vieilles idées meurent - et « dans la révolution bolivarienne, c’est le capitalisme qui va être éliminé. » Jorge Martin www.lariposte.com Source : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=17929 |
| | PcMaN | | 1039 messages postés |
| Posté le 18-08-2005 à 14:09:09
| Cette lecture redonne espoir. L'espoir que le socialisme n'a pas dit son dernier mot et qu'il renaîtra dans les années à venir en Amérique Latine. En espérant que ce mouvement progressiste sera un exemple pour les peuples d'autres pays et qu'il en résulte une prise de conscience. Tout n'est pas parfait, mais il est clair que le capitalisme a fait son temps et le XXIè siècle soufflera je l'espère ces dernières bougies. |
| | Posté le 19-08-2005 à 15:44:56
| Caracas use de la "pétrodiplomatie" contre Washington Grâce au pétrole cher, les caisses de la révolution bolivarienne sont pleines [NOTE : ON dirait bien que ça fait chier ce torchon qu'est Le Monde ]. Son leader, le président vénézuélien Hugo Chavez, caracole dans les sondages avec plus de 70 % d'opinions favorables et envisage avec sérénité l'élection présidentielle de 2005. Chantre d'un pétrole au prix fort et de l'intégration latino-américaine, il pratique désormais la "pétrodiplomatie" pour séduire ses voisins et défier Washington. Le Venezuela est le seul pays latino-américain membre de l'OPEP. Cinquième exportateur de brut mondial, il fournit 14 % des importations américaines. Le budget 2005 avait été établi sur la base d'un prix annuel moyen du baril de 23 dollars ; il est monté à 40,50 dollars au cours des six premiers mois de l'année. Selon les chiffres officiels, le pays produit 3,1 millions de barils par mois. Et le pétrole représente 50 % des recettes de l'Etat. Pilier de la révolution bolivarienne, la politique sociale n'a donc pas de problème de fins de mois. Médecine de quartier gratuite, alphabétisation, éducation pour tous et aliments à prix réduits : les "missions" mises en place par le gouvernement visent les secteurs les plus démunis. Difficile d'en chiffrer le coût : les fonds sortent directement des caisses de l'entreprise pétrolière nationale PDVSA (Pétrole du Venezuela SA) sans passer par le budget de l'Etat. L'opposition crie au populisme et dénonce l'utilisation de la manne pétrolière à des fins électorales. "Le peuple ne se nourrit pas de discours. Si, après huit ans de pouvoir, Chavez reste populaire, c'est parce que les pauvres reçoivent effectivement les dividendes de la manne pétrolière" , explique un fonctionnaire de PDVSA. Il admet que "la corruption reste le vrai problème" et que l'impact à long terme de ces missions est difficile à évaluer. Sur le plan extérieur, Hugo Chavez veut faire du pétrole l'instrument de promotion de l'intégration du continent. Le Venezuela vient ainsi de racheter 500 millions de bons argentins et 200 millions de bons équatoriens pour contribuer à alléger la dette de ses voisins. Chéquier en main, le chef de l'Etat multiplie les voyages et les propositions énergétiques. "Le Venezuela veut partager ses ressources pétrolières avec les pays d'Amérique latine" , répète-t-il à l'envi, en offrant à ses voisins des conditions de paiement favorables. Après avoir lancé Petrosur, une alliance énergétique avec le Brésil, l'Argentine et l'Uruguay, puis Petrocaribe, avec dix pays d'Amérique centrale et des Caraïbes, le chef de l'Etat a proposé, fin juillet, un rapprochement stratégique aux pays andins. "FORCE NÉGATIVE" Hier moqués , le tiers-mondisme militant d'Hugo Chavez et son amitié encombrante avec Fidel Castro [NOTE: Oui, ça fait chier ce torchon qu'est Le Monde] sont désormais tolérés. Le pétrole a fait taire les réticences. Tout cela irrite le gouvernement américain, pour qui le président vénézuélien est devenu "une force négative dans la région" . Washington soupçonne Caracas de bienveillance envers la guérilla colombienne et de largesses envers des partis politiques de gauche, notamment en Bolivie. De son côté, Hugo Chavez est convaincu que les Etats-Unis rêvent d'en découdre. Jusqu'à présent, la virulence de ses attaques verbales contre George Bush (récemment surnommé "Mister Danger" ) n'a pas affecté les échanges commerciaux. Le Venezuela exporte plus de 60 % de son brut vers les Etats-Unis. Mais la tension monte périodiquement. En juillet, le gouvernement a décidé de mettre au pas les multinationales pétrolières, accusées de fraude fiscale. Trois d'entre elles ont été sommées de régulariser leur situation : pour la Shell, la facture se monte à 132 millions de dollars. Dimanche 14 août, Hugo Chavez a même brandi la menace d'une interruption des livraisons de pétrole aux Etats-Unis. Le coup serait dur pour l'économie vénézuélienne, a admis Rafael Ramirez, le ministre de l'énergie et des hydrocarbures. Mais "c'est le prix à payer pour défendre notre souveraineté" , a-t-il précisé, indiquant qu'il y avait des clients alternatifs, comme la Chine : "La planète est avide d'hydrocarbures." Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-681213@51-662503,0.html |
| | Posté le 20-08-2005 à 14:50:42
| Le président vénézuélien Hugo Chavez en visite à Cuba La Havane, 20/08 - Le président du Venezuela Hugo Chavez fait ce week-end sa 13ème visite à Cuba, à la tête d`un processus révolutionnaire désormais ouvertement "socialiste", largement inspiré de son "frère et allié" Fidel Castro avec qui les liens sont au beau fixe, au grand dam de Washington. Pour la première fois, sa célèbre émission télévisée dominicale "Alo, Presidente", pendant laquelle l`ancien colonel putschiste peut s`exprimer des heures durant, aura lieu à La Havane aux côtés de Fidel Castro, lui-même orateur infatigable. "Je ne sais pas combien d`heures va durer "Alo, Presidente", mais c`est Fidel Castro qui commencera", a-t-il déclaré récemment en annonçant son voyage. Officiellement, Hugo Chavez, 51 ans, au pouvoir depuis 1999, vient assister à la remise de diplômes aux quelque 400 médecins vénézuéliens formés à Cuba, première promotion de ce type depuis son arrivée au pouvoir. Source : http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=367527 |
| | Posté le 20-08-2005 à 15:02:52
| De bonnes choses se passent au Venezuela Michael Parenti (Texte traduit par l'équipe de traduction du journal «Clarté») Je viens de visiter le Venezuela. Même avant mon arrivée, je savais qu'il y régnait une grande division de classe. Durant le vol de correspondance entre Miami et Caracas, j'étais assis à côté d'une Vénézuélienne attrayante et très élégamment vêtue. De par son apparence prospère, je m'attendais à ce qu'elle déclare, dès qu'elle en aurait l'occasion, son opposition au président Hugo Chávez. J'avais malheureusement raison. Notre conversation allait de bon train jusqu'à ce que nous abordions la question de la lutte politique en cours au Venezuela. «Chávez», siffla-t-elle, «est terrible, vraiment terrible», «c'est un menteur», «il trompe le peuple», «il dirige tout seul le pays». Propriétaire d'une entreprise de mode féminine pour les classes affluentes, elle faisait affaire avec des compagnies réputées des États-Unis. Je lui ai demandé comment Chávez nuisait à ses affaires. Elle m'a répondu : «Il ne m'a pas du tout affectée!», ajoutant du même souffle : «Mais plusieurs autres entreprises ont souffert des dommages irréparables, ainsi que l'ensemble de l'économie». Elle a continué à vilipender rageusement Chávez, affirmant que si ce démon continuait à faire ce que bon lui semble ce serait la catastrophe nationale. Au Venezuela, j'ai rencontré d'autres personnes opposées à Chávez, qui lançaient le même type d'attaques, constituées de peu de faits mais de beaucoup de venin, et exprimées avec toute la férocité de ceux qui craignent que leurs droits de naissance (c'est-à-dire leurs privilèges de classe) ne soit menacés par ceux qui, situés en dessous d'eux dans l'échelle sociale, reçoivent maintenant une plus grande part du gâteau. Au Venezuela, plus de 80% de la population vit sous le seuil de la pauvreté. Avant Chávez, la majorité des pauvres n'avaient jamais reçu les soins d'un médecin ou d'un dentiste, leurs enfants n'avaient jamais été à l'école faute d'argent pour payer les frais annuels de scolarité. Les "ajustements" néo-libéraux des années 80 et 90 visant à étendre l'économie de marché n'avaient fait qu'empirer les choses : les gouvernements précédents avaient sabré dans les dépenses sociales et éliminé les subventions réduisant les prix des biens de consommation. Les gouvernements successifs n'avaient rien fait pour combattre la corruption endémique ou pour réduire le fossé qui grandissait entre les riches et les pauvres, pour combattre la malnutrition et le désespoir croissants. Loin de diriger tout seul le pays, le gouvernement Chávez a implanté une série de mesures positives : - il a instauré une réforme agraire pour aider les petits agriculteurs et les pauvres sans terre. Ce mois-ci seulement (mars 2005), la vaste propriété foncière d'une compagnie de viande bovine a été occupée par des travailleurs agricoles à des fins de culture; - il a rendu l'éducation gratuite jusqu'au niveau universitaire, ce qui a augmenté, de façon phénoménale, les inscriptions à l'école primaire; - il a créé un programme de protection de l'environnement marin et se prépare à implanter des mesures pour protéger les droits et le territoire de pêche des peuples indigènes; - il a crée des banques spéciales d'aide aux petites entreprises, aux coopératives de travailleuses/eurs et aux petits agriculteurs/trices; - il a bloqué les tentatives de privatiser davantage l'industrie du pétrole dirigée par l'État (80% de celle-ci étant propriété publique et a fixé des limites à la pénétration de capitaux étrangers; - Chávez a expulsé les conseillers militaires états-uniens du pays et a interdit le survol du territoire vénézuélien aux aéronefs militaires états-uniens qui se livrent à des activités anti-insurrectionnelles en Colombie; - les «Cercles bolivariens» ont créé dans tout le pays des comités de quartiers qui organisent les citoyens/ennes au niveau communautaire pour qu'ils participent aux campagnes d'alphabétisation, d'éducation et de vaccination et à d'autres services publics. - le gouvernement engage des chômeurs, sur une base temporaire, pour la réparation de rues et de systèmes d'égouts et de distribution d'eau des quartiers pauvres. Quant au programme de santé, j'ai visité une clinique dentaire de l'État de Barinas, lieu de naissance de Chávez. Le personnel était constitué de quatre dentistes, dont deux jeunes Vénézuéliennes et deux Cubains, engagés dans le cadre d'un programme de un an. Les dentistes vénézuéliennes soulignaient le fait qu'avant Chávez les dentistes n'avaient pas assez de travail. Bien que des millions de citoyens/ennes avaient besoin de soins, l'accès leur était durement limité par les lois du marché privé, c'est-à-dire par leur capacité de payer. Comme tout autre produit ou service, les soins dentaires n'étaient pas dispensés à toutes les personnes qui en avaient besoin, mais seulement aux personnes qui avaient les moyens de payer. Quand la clinique gratuite de Barinas a été créée, elle a été envahie par une foule de personnes qui avaient besoin de soins dentaires. Pourtant elle n'a refusé personne, ni même les opposant/antes au gouvernement Chávez, qui, mettant de côté leur antagonisme politique, se sont présentés pour recevoir des soins gratuits. Dans les cliniques de quartier, un grand nombre de médecins et de dentistes viennent de Cuba. Il en est de même d'une grande quantité de fournitures médicales et de produits pharmaceutiques. De plus, Chávez a assigné aux cliniques gratuites des médecins et des dentistes des forces armées vénézuéliennes. Face à ces changements, une grande partie de l'«establishment» médical vénézuélien s'oppose violemment au programme de cliniques gratuites. Il le perçoit comme étant une campagne communiste cubaine visant à "baisser" les normes de professionnalisme médical et à réduire les revenus des médecins. Le fait que les personnes à faible revenu reçoivent, pour la première fois dans leur vie, des soins médicaux et dentaires, ne semble pas compter beaucoup pour les praticiens qui défendent le plus le "professionnalisme". Pour ce qui est de la nourriture, j'ai visité un des magasins d'alimentation appuyés par le gouvernement et répartis dans tout le pays, surtout dans les zones à faibles revenus. Ces établissements modestes vendent des aliments en conserve, des pâtes alimentaires, des haricots, du riz et certains produits et fruits à des prix bien inférieurs à ceux du marché. Pour une société ayant des taux élevés de malnutrition, ces magasins sont une véritable bénédiction. Les marchés d'alimentation populaires ont éliminé, dans leur réseau, les couches de commerçants intermédiaires, rendant ainsi les produits de première nécessité accessibles aux résidents de ces zones. Laplupart de ces marchés sont dirigées par des femmes. De plus, le gouvernement a créé une banque financée par l'État, ayant pour fonction de fournir à des femmes à faible revenu les fonds nécessaires pour le démarrage de coopératives dans leurs communautés. Le nombre de coopératives de travailleurs/euses a augmenté. L'une d'elles, située à Caracas, est née de la transformation d'un dépotoir en fabrique de souliers et en fabrique de t-shirts. Financée par une somme allouée par le ministère du Pétrole, cette coopérative donne du travail à des milliers de personnes. Les travailleurs/euses semblent enthousiastes et pleins d'espoir. Est-il surprenant qu'un grand nombre de Vénézuéliens/iennes ne connaissent rien ou que peu de choses sur ces coopératives de travailleurs/euses? Cela est dû au monopole presque total qu'exerce le capital privé sur les médias écrits et télédiffusés. Les riches magnats des grands médias, tous violemment opposés à Chávez, sont propriétaires de quatre des cinq stations de télévision et de tous les journaux à grand tirage. L'homme qui a la plus grande part de responsabilité dans les changements révolutionnaires survenus au Venezuela, Hugo Chávez a droit au genre de traitement que les médias états-uniens réservent habituellement à ce type de dirigeant : des attaques constantes contre sa personne. Un article du «San Francisco Chronicle» le qualifie de «président querelleur du Venezuela». Un texte antérieur du «Chronicle (30 novembre 2001) cite un opposant politique qui traite Chávez de «psychopathe» et de «type extrêmement agressif». Le «London Financial Times» le présente comme un homme «de plus en plus autocratique», qui gouverne ce que le journal qualifie de «démocratie-voyou». Dans le journal «Nation» (6 mai 2002), Marc Cooper, un de ces libéraux de la Guerre froide qui aujourd'hui défend l'empire, a écrit un article sur Chávez. Selon lui, le président, qui a été élu démocratiquement, «parle souvent comme une brute» et «frise la mégalomanie». Cooper poursuit sa litanie : Chávez a un comportement «proche de la paranoïa», il gouverne en ayant recours à de la «démagogie grossière», il a «un style toujours plus autocratique». Comme beaucoup d'autres opposants, Cooper minimise les réalisations de Chávez et son article présente une liste d'insultes plutôt que des analyses basées sur des faits concrets. Selon d'autres porte-parole des médias Chávez est «d'humeur changeante», a une «mentalité d'assiégé», est un «incompétent», a un «caractère dictatorial». C'est «un populiste de caserne», «un homme de poigne», une ��personne conflictuelle» et, surtout, une «personne de gauche». Les articles n'expliquent jamais ce qu'est «personne de gauche». Une personne de gauche est quelqu'un qui préconise une distribution plus équitable des ressources sociales et des services humains, et qui appuie des programmes du genre que le gouvernement Chávez est en train d'implanter. (Inversement une «personne de droite» est quelqu'un qui s'oppose à de tels programmes et qui vise a accroître les privilèges insatiables du capital privé et la richesse de la minorité constituée de riches.) Si l'expression «personne de gauche» est souvent utilisée dans les médias états-uniens, elle est rarement définie. Servant à étiqueter les gens, sa puissance vient du fait qu'elle n'est jamais accompagnée d'une définition, qu'elle porte en elle un sens abstrait caché, ce qui lui donne un grand pouvoir de démonisation, qui bloque à l'avance toute analyse rationnelle sur son véritable contenu politique. Inversement, les médias états-uniens présentent les opposants de Chávez d'une toute autre manière. Ceux qui, en avril 2002, avaient organisé un coup d'État illégal et anticonstitutionnel contre le gouvernement démocratiquement élu, sont qualifiés de champions de la gestion des affaires publiques de type «pro-démocratique» et «pro-occidental��. En fait ces opposants sont les plutocrates (personnes très riches qui exercent par leur argent une influence politique) du libre-échange et les leaders du complexe militaro-industriel qui veulent maintenir l'ordre social des privilégiés. Au cours du coup d'État qu'ils ont organisé en 2002, ils ont tué, en 48 heures, un nombre de citoyens/ennes supérieur à celui des personnes qui ont été affectées par les changements réalisées par Chavez au cours de toutes ses années au pouvoir. Quand le général Carlos Alfonzo, l'un de ces responsables, a été accusé pour le rôle qu'il y avait joué, le «New York Times» a choisi de le qualifier de "dissident", dont les droits ont été enlevés par le gouvernement Chávez. Quatre autres officiers supérieurs, accusés d'avoir organisé le coup d'État de 2002, subiront probablement un procès. Ils seront sûrement décrits, eux aussi, par les médias, non comme des conspirateurs ou des traîtres qui ont essayé de détruire un gouvernement démocratique, mais comme des "dissidents", comme de simples citoyens respectables, dont le droit de ne pas être d'accord avec le gouvernement a été nié. Le président Hugo Chávez, dont j'ai écouté trois conférences publiques, s'est révélé, au cours de sa présidence, être une personne éduquée, articulée, particulièrement bien informé et qui a beaucoup lu. Doué d'un caractère généreux, de profonds sentiments humains et d'un esprit pénétrant, il fait preuve d'un dévouement sincère et inlassable à la réalisation de changements salutaires pour la majorité de son peuple. Il a prouvé qu'il est, sous tous ses aspects, à la hauteur de la révolution démocratique, respectable et pacifique, qu'il dirige. Des millions de ses compatriotes croient avec justesse qu'il est le seul président qui se soit intéressé aux populations les plus pauvres de son pays. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit l'objet de calomnies et de tentatives de coups d'État de la part des secteurs dominants de son propre pays et des cercles dirigeants du Nord du continent. Chávez accuse le gouvernement des États-Unis de préparer un complot visant à l'assassiner. Je crois qu'il a raison. NOTE SUR MICHAEL PARENTI : Michael Parenti est l'auteur de deux livres récents : «Superpatriotism» (Superpatriotisme) et «The Assassination of Julius Ceasar» (L'assassinat de Jules César). Son dernier ouvrage, «The Culture Struggle» (La lutte culturelle), sera publié en automne. Pour de plus amples informations, consultez le site Internet de Michael Parent : www.michaelparenti.org. Source : http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSolidarityProject/message/8736 |
| | Posté le 20-08-2005 à 15:05:28
| Caracas crée un "tribunal anti-impérialiste" pour juger Washington CARACAS - Le vice-président vénézuélien José Vicente Rangel a inauguré à Caracas un "tribunal anti-impérialiste" qui siègera pendant deux jours. Il devrait émettre un jugement symbolique à l'encontre des Etats-Unis et de leur politique étrangère. Cette instance créée à l'occasion d'un Festival de la jeunesse, prononcera dimanche une sentence symbolique à l'encontre de Washington après avoir écouté les "accusations" de plusieurs "témoins" sur la situation de pays comme le Vietnam, la Corée du nord, Cuba, le Mexique, le Venezuela et sur le conflit israélo-palestinien. "Nous sommes ici pour dénoncer la guerre, le terrorisme, l'action brutale de gouvernements despotiques", a indiqué M. Rangel, en affirmant que ce "tribunal" visait à "rétablir une vraie justice, distincte de la justice traditionnelle". Le procureur, choisi pour l'événement, est l'avocate américaine Eva Gollinger qui a écrit des livres défendant la politique du président Hugo Chavez. "Nous allons présenter des témoins de Palestine, du Vietnam, de Corée, des témoins de violations des droits de l'homme à la frontière du Mexique avec les Etats-Unis, le cas Haïti et les cas de Cuba et du Venezuela", a-t-elle annoncé. Le premier "témoin" a été un jeune Vietnamien qui a dénoncé l'utilisation d'armes chimiques par les Etats-Unis pendant la guerre qui a déchiré son pays. La pulvérisation de ces gaz a encore des répercussions aujourd'hui sur la population. Le Festival mondial de la jeunesse organisé à Caracas a réuni cette semaine 17 000 personnes venant de 150 pays. Les relations entre Caracas et Washington sont tendues depuis l'arrivée au pouvoir de M. Chavez en 1999. Les Etats-Unis accusent le leader vénézuélien de déstabiliser le continent tandis que ce dernier est convaincu que Washington veut le renverser. SDA-ATS Source : http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html? siteSect=143&sid=6006954&cKey=1123954278000 |
| | Posté le 21-08-2005 à 15:56:59
| La venue d'Hugo Chavez à Cuba s'est muée en mini-sommet régional LA HAVANE - Le président Fidel Castro et son homologue vénézuélien Hugo Chavez ont renforcé leur «axe» contre Washington samedi à La Havane. Ils se sont rencontrés au cours d'un mini-sommet avec le président de Panama Martin Torrijos. La rencontre entre le président Chavez, qui effectue sa 13e visite à Cuba, et Fidel Castro, son mentor, marque un nouveau renforcement des liens entre la révolution «bolivarienne» et l'Etat révolutionnaire cubain. Les deux dirigeants multiplient les initiatives politiques et économiques hostiles à Washington. Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld les a accusés cette semaine au Paraguay et au Pérou de vouloir déstabiliser la région, notamment la Bolivie. La venue du président de Panama Martin Torrijos scelle en outre la normalisation des relations entre les deux pays, rompues l'an dernier après la grâce accordée à l'activiste anti-castriste Posada Carriles. Le vice-président de l'Equateur, pays actuellement en crise, Alejandro Serrano, est également présent à La Havane. Quito a annoncé vendredi qu'il allait demander au président Chavez de lui «prêter» du pétrole pour faire face à l'occupation par des manifestants des puits pétroliers d'Amazonie. En décembre dernier, Fidel Castro et Hugo Chavez ont signé un accord destiné à promouvoir l'ALBA, l'Alternative bolivarienne pour les Amériques, un projet d'intégration à l'échelle de l'Amérique latine. Il s'agit d'une réponse à la Zone de libre échange des Amériques (ZLEA) promue par les Etats-Unis. Cuba dispose d'environ 13 000 médecins envoyés en «mission internationaliste» au Venezuela. Dans le cadre du «Projet miracle», 100 000 Vénézuéliens démunis doivent être soignés de la cataracte à Cuba d'ici la fin de l'année. Source : http://www.edicom.ch/news/international/050821034812.su.shtml |
| | Posté le 22-08-2005 à 09:01:25
| Chavez pisse au cul de Rumsfed De Cuba, aux côtés de Castro, Chavez répond à Rumsfeld LA HAVANE (AP) - Le président vénézuélien Hugo Chavez a répondu dimanche aux récentes critiques de Washington relatives à sa mauvaise influence présumée en Amérique latine, au cours de son émission "Ola Presidente", exceptionnellement en direct depuis Cuba, où il est en visite. C'est aux côtés de son ami Fidel Castro que le président "bolivarien" a en effet diffusé son émission radiotélévisée hebdomadaire, depuis Pinar del Rio, dans l'ouest cubain. "Le grand destructeur du monde, et la plus grande menace (...) est constituée l'impérialisme américain", a lancé Chavez. La semaine dernière, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld s'est rendu en visite au Paraguay et au Pérou, histoire de contrer l'axe honni par Washington et constitué par La Havane et Caracas. Parlant des soulèvements en Bolivie qui ont provoqué la chute de deux présidents en moins de deux ans, Rumsfeld avait critiqué l'influence du Venezuela et de Cuba dans le pays andin, le plus pauvre de l'Amérique latine, influence qu'il a qualifiée de "peu utile". Washington considère en effet que le tandem Chavez-Castro fomente l'instabilité en Amérique latine. Ce que démentent les deux intéressés. Dans cette émission spéciale, qui a duré près de six heures et au cours de laquelle les deux présidents ont pris des appels de téléspectateurs de deux pays, Chavez a une nouvelle fois défendu son amitié pour Castro: les gens m'ont demandé comment je peux soutenir Fidel s'il est un dictateur. Mais Cuba n'est pas une dictature, c'est une démocratie révolutionnaire". AP Source : http://fr.news.yahoo.com/050821/5/4jrn5.html |
| | Connolly | | vive moi!! |  | | 4004 messages postés |
| | | Martin |  | | 2594 messages postés |
| Posté le 24-08-2005 à 18:40:51
| le Vénézuela est certeinement un pays où le socialisme révolutionnaire mérite la distinction de : pragmatisme - efficaccité je m'explique, sur cette "honorification" tout droit sortie de mon cerveau de stalinien: chaque mouvement révolutionnaire a besoin de résultat concret, et ce même avant son instauration au pouvoir, afin de montrer au masse que seul la tenue d'un régime socialiste permet de détruire la misère et l'indignante inégualité de classe dans le cas de Chavez, c'est un parcours on ne peut plus réussi, et ce seulement sur ce premier point: - augmentation massive d'écoles, de facultés de cours du soir...afin de résorber entièrement l'analphabétisme - instauration de programme de cultures collectives, afin de mettre fin aux famines (dans chaque quartier, les citadins ont accès à un potager, afin de cultiver leur propres denrées en cas de coups durs) - modernisations et accès à tous: de nombreux "cyber café" ont vu le jour dans presque toutes les villes et villages du pays, afin de donner accès gratuitement à la plus gra,de bibliothèque du monde,ainsi qu'aux moyens de communications le plus rapide - nationalisation de la très grande majorité des entreprises, qui mènera bientôt à une économie entièrement nationalisée et planifiée - ripostes efficcace face à l'impérialisme de Washington, par la tenue d'une armée de réserve de milicien, le renouvellement de matériel militaire de défense et les usages de voies légales contre l'empire du nord: pétition pour l'extradition de Carrillez, tenue d'un tribunal jugeant les crimes de guerres des USA... concernant l'efficcacité, elle complémente admirablement chacunes des actions de la révolution bolivarienne: a) réponses franches et précises au référendum de 2004:OUI, le président est bel et bien à sa place, ...mais l'opposition capitaliste use désormais de mensonges comme quoi Chavez aurait user de corruption lors dudit référendum...ce que le peuple vénézuélien dément véhément b) relèvement massif de l'économie, renforcée par la victoire du parti de Chavez lors des éléctions communales et régionales c) tenue d'un corps d'administration véritablement efficcace pour les besoins du peuple nous pouvons rajouter d'autres médailles du mérites socialiste au président Chavez: - renforcement des liens avec cuba; qui permet au peuple vénézuélien d'avoir accès au meilleure soins de santé du monde ainsi qu'au même service d"éducation et de pédagogie,en contre partie, La Havane dispose désormais de pétrole et de gaz naturel, relevant ainsi le niveau de vie de ses concitoyens et allégeant le blocus de l'armée US - renforcement des liens avec la chine socialiste,permettant au maoïsme de se diffuser plus largement en amérique du sud - création d'une confédération sud américaine, détrônant ainsi Washington de son "jardin privée" et bien d'autres actions révolutionnaires socialistes, qui verront la fin de la misère des peuples sud américain et le triomphe de la révolution socialiste Gloire à Chavez!
-------------------- Qui ne veut pas entendre la réponse pose la question à un ignorant |
| | Connolly | | vive moi!! |  | | 4004 messages postés |
| Posté le 26-08-2005 à 20:31:15
| Oui Martin tu as raison . Les "puristes" qui font la fine bouche devant le processus révolutionnaire exemplaire en cours au Venezuela ont clairement tord. Encore un clivage important entre dogmatiques et marxistes créateurs. A Grenoble nous sommes en train de préparer des actions communes entre les JRCF, le PRCF et le Comité de Solidarité avec la révolution bolivarienne. |
| | Posté le 31-08-2005 à 17:37:18
| C'est une très bonne synthèse, bravo Martin ! |
| | Posté le 31-08-2005 à 18:33:09
| Le Venezuela suspend les permis de missionnaires étrangers CARACAS - Le gouvernement vénézuélien a provisoirement suspendu les délivrances d'autorisations aux missionnaires étrangers à la suite d'un appel à l'assassinat du président Hugo Chavez. Il avait été lancé lundi par un télévangéliste américain. Le télévangéliste conservateur Pat Robertson a affirmé lundi soir que Hugo Chavez représentait un "terrible danger" pour les Etats- Unis. "Nous avons la capacité de le supprimer et je pense qu'il est temps d'user de cette capacité", avait-il dit. Les permis "sont suspendus pour une courte période, cela pourrait être trois ou quatre semaines, tandis que nous étudions de quelles données supplémentaires nous avons besoin concernant les personnes venant prêcher dans le pays", a déclaré à Reuters le directeur du bureau des affaires religieuses au ministère de la Justice, Carlos Gonzalez. "Nous y travaillions déjà, mais ces déclarations nous ont fait accélérer les choses", a-t-il ajouté. Pat Robertson s'est rétracté mercredi en disant qu'il s'était exprimé par frustration face aux constantes accusations formulées par M. Chavez à l'encontre de Washington. Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a rejeté les déclarations de M. Robertson en rappelant qu'elles étaient "contraires à la loi". Le président vénézuélien, élu en 1998 sur une plate-forme populiste, a de son côté affirmé vendredi que si quelque chose lui arrivait, le président américain George W. Bush devrait en être tenu responsable. "Il exprimait les voeux de l'élite américaine (...) Si quelque chose m'arrive, alors l'homme responsable sera George W. Bush. Ce sera l'assassin. C'est du pur terrorisme", a fulminé Hugo Chavez. Pat Robertson, fondateur de la Coalition Chrétienne, est le chef de file de la droite chrétienne. Source : http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html? siteSect=143&sid=6040979&cKey=1125110773000 |
| | Gracchus | | parle à mon cul ma tête est malade |  | | 1536 messages postés |
| Posté le 31-08-2005 à 19:10:53
| Connolly a écrit :
Photos du Festival de la Jeunesse et des etudiants à Caracas. |
Y étais-tu ?
-------------------- Brisons le contre-courant révisionniste ! |
| | Posté le 01-09-2005 à 13:01:17
| Chavez veut vendre de l'essence directement aux pauvres des USA Il a d’autre part mis l’accent sur la pauvreté existant à l’intérieur des Etats-Unis et annoncé la disposition de son gouvernement à vendre directement de l’essence aux communautés pauvres organisées de cette nation, ce qui éliminerait les intermédiaires et réduirait les coûts. La Havane. 25 Août 2005 Le Venezuela triple ses fournitures de pétrole à la Jamaïque à travers Petrocaribe A la fermeture de cette édition, le président Hugo Chavez quittait La Havane pour Kinston, en Jamaïque, pour signer avec le premier ministre de ce pays, Percival Patterson, le premier accord bilatéral dans le cadre de Petrocaribe. Cet accord, a dit Chavez, augmentera les livraisons de pétrole vénézuélien à la Jamaïque de 7 000 à 21 000 barils par jour, avec deux ans de grâce pour les paiements et 1% d’intérêt. Il a ajouté que comme le prix du carburant est supérieur à 60 dollars le baril, cette petite nation antillaise verra financée jusqu’à 40% de sa facture pétrolière. Chavez a indiqué que Fidel, «qui est un génie des mathématiques», a fait les comptes et selon ceux-ci, chaque fois que le Venezuela offre 100 000 barils à Petrocaribe, les pays caribéens économisent près de un milliard de dollars par an. Il a d’autre part mis l’accent sur la pauvreté existant à l’intérieur des Etats-Unis et annoncé la disposition de son gouvernement à vendre directement de l’essence aux communautés pauvres organisées de cette nation, ce qui éliminerait les intermédiaires et réduirait les coûts. Chavez a indiqué que l’une des causes de l’actuelle spirale des prix du pétrole réside dans l’agression de l’Irak, «cette guerre immorale et illégale, comme l’a dit le Pape Jean-Paul II». Il a affirmé que le peuple des Etats-Unis a beaucoup à faire pour mettre un terme à cette guerre, et il s’est dit convaincu que le monde sera sauvé grâce à l’action des peuples, y compris le peuple nord-américain. Source : http://www.granma.cu/frances/2005/agosto/juev25/35petro.html |
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